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Alicia,
la lune
Les arbres
dorment et la lune est éveillée. Elle attend que tu dormes pour pouvoir
fêter. Elle veut s’amuser, elle veut abuser, elle aussi.. La lune, appelons
la Alicia, est en amour avec Saturne. Mais Saturne la snobe pour aller faire
des galipettes avec le Soleil…
Un matin, après avoir attendu que tu sois enfin réveillée, c’était à son
tour d’aller fêter. Elle était enfin libre. Elle fêta la
vie, elle rêva de paix. Elle se drogua, bu et rencontra des hommes
merveilleux. La lune se réveilla, le soir suivant, dans le lit d’un astre
inconnu. Elle ne se rappelait de rien…
Les arbres dorment et la lune est éveillée. Je suis debout moi aussi,
j’attends de pouvoir m’éclater. Je suis identique à cette chère Alicia. Je
suis baignée dans un amour impossible, je ne veux que me droguer, boire et
rencontrer des gens. Tous les soirs, je fête la
paix. Tous les soirs je me défonce pour fêter notre existence.
Malheureusement, le matin au lever, j’essaie de me souvenir mais je ne me
rappelle jamais de rien…

Le
jeune homme au journal
En lui, je
vois toute une vie. Sur son visage, je peux lire une histoire. Il est assis
sur le bord de la grande fontaine de marbre. Il lit le journal, il l’a
trouve par terre au milieu des cups de café vide et des mégots de cigarettes
beurrer de rouge a lèvre.
Il réfléchit, il lit les nouvelles déprimantes qui l’assomment rapidement.
Sa vie est assez difficile comme ça, il ne veut rien savoir de la misère des
autres. Egoiste, direz-vous. En fait, il se dit simplement que si la race
étrange et surtout stupide de laquelle il est né cessait de se prendre la
tête, tout le monde vivrait probablement mieux et éprouverait peut être un
soupçon de joie de vivre. Il se demande a quoi ça sert de se battre quand,
comme lui, on ne possède rien.
A l’age de 14 ans, l’homme au journal avait commence a se shooter. A partir
de ce moment la, sa vie n’était qu’une série de trips, bons ou mauvais. La
seule famille qu’il lui restait se constituait des junkies du squat de la
rue Drew. Sa mère s’appelait Héroïne. Il lui obéissait au doigt et a l’oeil,
pensant qu’elle le tenait en vie. Elle le forçait a faire beaucoup de
choses, souvent insensé, parfois complètement inimaginables. Il se rappelle
d’ailleurs encore du jour ou il avait du prendre une queue dans les fesses
pour avoir sa dose. Il se trouvait dégueulasse, il en a pleurer pendant une
nuit entière. Il se disait que la came s’était mal et qu’il devait arrêter,
mais il s’enfonçait de plus en plus.
Il vécu un enfer jusqu’au jour ou il prit l'initiative de se sortir de la
déchéance. L’héro, c'était fini. Du moins, c'est ce qu'il essayait de se
faire gober. Il prit son baluchon, son parka de patchwork et mit ses
sandales de cuir. Il partit et marcha jusqu’a la fontaine de marbre. A
partir de ce jour la, Il y alla chaque matin pour voler un journal ou
demander quelques sous aux enculer de fonctionnaires qui passaient. Il avait
23 ans et une seule idée en tête, vivre. Rien ne pouvait le tuer, rien au
monde ne l'achèverait, même pas la solitude a laquelle il devait faire face
chaque jour.
xxx AbY |
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Les prochains nous
parviennent encore du Québec, de la région de Baie-Comeau, une jeune femme
designer pour jeunes, avec beaucoup de talent.
Vie de souffrances
Sombre lendemain
Sombres horizons
Lourdes souffrances sans fin
Dont je ne ferai jamais rémission
Tout est devenu noir
Je ne vois plus le droit chemin
C'est maintenant sans espoir
Car je n'ai plus aucun destin
À quoi bon croire en dieu
S'il n'exauce aucune prière
À quoi bon ouvrir les yeux
Si on ne peut revenir en arrière

Mes 2 mondes
Les yeux fermés, les yeux
ouverts
Je ne vois plus le bout du sinistre tunnel..
Une partie de moi reste à découvert
Cible des nombreuses tempêtes retournant en moi ciel et terre..
J'ai trop longtemps regardé ces portes fermées
Sans remarquer les portes qui s'étaient ouvertes...
J'étais restée assise à regarder
Du mauvais côté seule dans ma cachette..
Maintenant condamnée à errer entre ces deux mondes, réalité et folie
Je continue d'espérer ma prochaine délivrance..
Coule encore dans mes veines le sang de créature de la nuit
Me brûle comme la lave d'un volcan pleurant sa douleur incessante..
Je ne dis pas que je suis humaine..
Je ne dis pas non plus ne pas l'être
Même si d'esprit je ne suis pas saine..
Je reste encore mon propre maître..
Si la vie c'est l'enfer..
La mort en est le paradis
Rien n'est pire que cette vie de misère
Qui me ronge jusqu'aux os sans le moindre répit..
Laissez-moi partir en paix
Laissez-moi vivre enfin le moment béni attendu
Que pourra m'apporter la délivrance éternelle
De cette mort tant voulue..
-Fin-
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